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Résumé

« C’est à toi seul que je veux parler, raconter tout pour la première fois ; tu connaîtras ma vie entière, qui a toujours été à toi et dont tu n’as jamais rien su. » Ainsi s’ouvre la lettre posthume que reçoit un romancier viennois, dandy séducteur et volage. À travers cette missive écrite par une inconnue qui l’a follement aimé et dont il n’a gardé aucun souvenir, une image en creux de sa propre existence lui est soudain offerte, dans toute sa légèreté, sa vacuité, auxquelles s’oppose le tableau effrayant et admirable d’une passion totale. Parue en 1922, la Lettre d’une inconnue est un pur joyau de la littérature amoureuse. Zweig y campe un autoportrait trouble, et, par personnage de femme interposé, règle des comptes avec la part insouciante de lui-même, celle que les tragédies de la Première Guerre mondiale et le spectacle de la souffrance humaine n’avaient pas encore assombrie.

Auteur

  • Stefan Zweig (auteur)

    Cet article provient du Dictionnaire universel des littératures, volume 3, sous la dir. de Béatrice Didier, Paris, PUF, 1994. ZWEIG Stefan, 1881-1942 Autrichien. Stefan Zweig est né à Vienne en 1881 dans une famille de la grande bourgeoisie juive et il fut fortement influencé par l’impressionnisme esthétisant de la culture viennoise. Il s’est passionné très jeune pour l’univers de l’art et de la littérature, fit de nombreux voyages à travers l’Europe, et connut un grand nombre de personnalités du monde littéraire, notamment Émile Verhaeren, puis Romain Rolland. Installé à Salzbourg après la guerre, il y connut un succès international, mais choisit bientôt l’exil volontaire. C’est au Brésil qu’il se donna la mort le 2 février 1942. Très marqué par l’esthétisme “ fin de siècle ” de la génération qui le précédait, Stefan Zweig chercha à enrichir cet héritage en exaltant la passion et l’enthousiasme créateur. Ses nouvelles illustrent les découvertes de Sigmund Freud et ses deux recueils les plus célèbres, Amok, 1922 (Amok ou le Fou de Malaisie), et Verwirrung der Gefühle, 1927 (La Confusion des sentiments), reflètent une vision très moderne de l’âme menacée par des forces souterraines, tout en dénonçant l’hypocrisie de la morale sociale. Dans ses drames, il montre en outre que si la passion est tragique et destructrice, elle signifie aussi une victoire morale de l’esprit. Tout en étant profondément autrichien, comme le souligne son unique roman Das gefährliche Mitleid, 1939 (La Pitié dangereuse), il était profondément attaché à un espace culturel européen, dont Die Welt von Gestern, 1944 (Le Monde d’hier), est une évocation nostalgique. Ses essais littéraires et ses biographies romancées esquissent les figures les plus marquantes de cet univers, qu’il s’agisse de romanciers, de tempéraments lyriques, d’écrivains autobiographes, ou de personnages historiques tragiques (Marie Stuart, 1935 ; Marie-Antoinette, 1932). Enfin Stefan Zweig a aussi, en défenseur d’un humanisme européen épris de tolérance et de conciliation, pris violemment parti, avant la Seconde Guerre mondiale, contre la violence et le fanatisme dans Triumph und Tragik des Erasrnus von Rotterdam, 1934 (Erasme : grandeur et décadence d’une idée), et Castellio gegen Calvin, 1936 (Castellion contre Calvin).   u Gesammelte Werke in Einzelbänden, Francfort/Main, 1984. – Erasme : grandeur et décadence d’une idée, trad. fr., Paris, Grasset, 1935. — Castellion contre Calvin, trad. fr., Paris, Grasset,1946. — Amok ou le Fou de Malaisie, trad. fr., Paris, Stock, 1979. — La Confusion des sentiments, trad. fr. Paris; Stock, 1980. — Le Joueur d’échecs, trad. fr., Paris, Stock, 1981. — Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, trad. fr., Paris, Stock, 1982. — Le Monde d’hier. Souvenirs d’un Européen, trad. fr., Paris, Belfond, 1982. — La Pitié dangereuse, trad. fr., Paris, Grasset “ Les Cahiers rouges ”, 1983.   l H. Arens, Stefan Zweig im Zeugnis seiner Freunde, Munich, 1968. — R. Dumont, Stefan Zweig et la France, Paris, Didier, 1967. — D. Prater, Stefan Zweig, Das Leben eines Ungeduldigen, Francfort/Main, 1984. — Coll. : Le Théâtre de Stefan Zweig, Paris, puf, 1976. Y. Iehl
  • Diane Meur (Traduit par, Edité par)

    Diane Meur, ancienne élève de l’École normale supérieure, a notamment traduit des textes de Paul Nizon, Robert Musil, Heinrich Heine, ou encore Erich Auerbach. Elle a obtenu en 2010 le prix Halpérine-Kaminsky pour l’ensemble de son œuvre de traduction. On lui doit, dans la GF, les éditions de la Lettre d’une inconnue, de Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, d’Amok et du Joueur d’échecs de Zweig. Elle est par ailleurs l’auteur, chez Sabine Wespieser, de plusieurs romans : La Vie de Mardochée de Löwenfels écrite par lui-même (2002), Raptus (2004), Les Vivants et les ombres (2007) et Les Villes de la plaine (2011).

Auteur(s) : Stefan Zweig

Caractéristiques

Editeur : Flammarion

Auteur(s) : Stefan Zweig

Publication : 13 mars 2024

Intérieur : Noir & blanc

Support(s) : Livre numérique eBook [ePub], Livre numérique eBook [PDF]

Contenu(s) : ePub, PDF

Protection(s) : DRM Adobe (ePub), DRM Adobe (PDF)

Taille(s) : 358 ko (ePub), 635 ko (PDF)

Langue(s) : Français

Code(s) CLIL : 3436, 3038

EAN13 Livre numérique eBook [ePub] : 9782080448897

EAN13 Livre numérique eBook [PDF] : 9782080448866

EAN13 (papier) : 9782080444981

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